
Dupont-Aignan sous les «couleurs» de la majorité présidentielle aux législatives
Après une campagne à charge contre Nicolas Sarkozy, Nicolas Dupont-Aignan doit désormais composer avec la nouvelle donne. Dans le cadre de la «conquête de l'autonomie» de son mouvement, Debout la République (DLR), il accepte l'étiquette de la majorité présidentielle, évitant un concurrent de droite dans sa circonscription, mais refuse de se rallier à l'UMP qui le considère, en interne, comme revenu au bercail.
« Nicolas Dupont-Aignan est investi par le mouvement gaulliste et républicain Debout la République, soutenu par l'UMP et portant les couleurs de la majorité présidentielle. » Cette formule tirée d'un tract de campagne résume l'ambiguïté de la situation : après avoir critiqué Nicolas Sarkozy et tenté sans succès de se présenter au premier tour de l'élection présidentielle, rendu sa carte à l'UMP, fondé son mouvement et finalement mangé son chapeau en le soutenant au second tour, le député de l'Essonne a accepté « l'étiquette » de la majorité présidentielle et se présente sans concurrent de son ancien parti dans sa circonscription. A son quartier général, on assure que « l'UMP n'a trouvé personne » et que, de toute façon, « il est trop bien implanté localement ». Une version parmi d'autres.
« Tout est rentré dans l'ordre ! »
Au secrétariat de Georges Tron, président de la fédération UMP du département, c'est en effet un autre son de cloche. Pas de candidat UMP dans la 8è circonscription de l'Essonne sur le site Internet du parti ? « Mais bien sûr que si, il y a Nicolas Dupont-Aignan », répond-on avec un naturel désarmant. Dans les instances du parti, on le considère comme « officiellement UMP ».
Même dans sa propre équipe de campagne, certains assurent avoir fait un travail de fond sur la question : « Chaque fois que l'on croisait Hortefeux ou un autre cadre de la campagne, on lui demandait de ne mettre personne en face de M. Dupont-Aignan », assure-t-on dans son entourage. « Bref, tout est rentré dans l'ordre ! »
« Indépendance au premier tour »
Avec derrière lui 59 candidats Debout La République, le député-maire de Yerres plaide le moindre mal. En ce début de campagne législative, il a lancé un site dédié et repris l'écriture de son blog. Dans son dernier billet, il présente les deux périls pour son nouveau parti : « la fusion avec l'UMP » et la disparition dans « le nulle part ».
« Nous sommes dans la même situation que de Villiers, s'explique Nicolas Dupont-Aignan. DLR est en pleine conquête de son autonomie et nous entretenons la logique d'indépendance au 1er tour. » Et donc de ralliement au second au profit du candidat de la fameuse « majorité présidentielle ». Prônant la patience, le candidat sortant tempère sur l'avenir de DLR : « Certains me disent que c'est une erreur mais il faut être patient. Le mieux est l'ennemi du bien. »
« Tout est rentré dans l'ordre ! »
Au secrétariat de Georges Tron, président de la fédération UMP du département, c'est en effet un autre son de cloche. Pas de candidat UMP dans la 8è circonscription de l'Essonne sur le site Internet du parti ? « Mais bien sûr que si, il y a Nicolas Dupont-Aignan », répond-on avec un naturel désarmant. Dans les instances du parti, on le considère comme « officiellement UMP ».
Même dans sa propre équipe de campagne, certains assurent avoir fait un travail de fond sur la question : « Chaque fois que l'on croisait Hortefeux ou un autre cadre de la campagne, on lui demandait de ne mettre personne en face de M. Dupont-Aignan », assure-t-on dans son entourage. « Bref, tout est rentré dans l'ordre ! »
« Indépendance au premier tour »
Avec derrière lui 59 candidats Debout La République, le député-maire de Yerres plaide le moindre mal. En ce début de campagne législative, il a lancé un site dédié et repris l'écriture de son blog. Dans son dernier billet, il présente les deux périls pour son nouveau parti : « la fusion avec l'UMP » et la disparition dans « le nulle part ».
« Nous sommes dans la même situation que de Villiers, s'explique Nicolas Dupont-Aignan. DLR est en pleine conquête de son autonomie et nous entretenons la logique d'indépendance au 1er tour. » Et donc de ralliement au second au profit du candidat de la fameuse « majorité présidentielle ». Prônant la patience, le candidat sortant tempère sur l'avenir de DLR : « Certains me disent que c'est une erreur mais il faut être patient. Le mieux est l'ennemi du bien. »
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