COMMUNIQUE DE PRESSE
« Non » irlandais : ce n’est pas en cassant le thermomètre que l’on guérira
la fièvre !
La surdité et les dénégations des dirigeants européens face au « non » démocratique, franc et
massif du peuple irlandais, ne peuvent qu’exaspérer un peu plus tous les démocrates
d’Europe.
Les arguments les plus malhonnêtes sont brandis :
- Moins de 1% de la population de l’UE bloquerait les 99% restants par une décision
égoïste… En vérité, le vrai scandale est que seul le peuple irlandais ait eu la faculté de voter,
les 490 millions d’autres citoyens d’Europe étant ostensiblement privés de référendum, par crainte d’un vote négatif !
- Le « non » irlandais serait sans cohérence avec les « non » français et néerlandais
de 2005 !
En réalité, le point commun fondamental entre ces différents « non » est la volonté réaffirmée
de chaque peuple de pouvoir continuer à s’autodéterminer dans le cadre de la démocratie
nationale.
De surcroît, les solutions les moins respectueuses du suffrage universel souverain sont d’ores
et déjà envisagées, notamment forcer la main de l’Irlande en la faisant revoter sur un
texte cosmétiquement retouché.
Les dirigeants européens comprendront-ils un jour que ce n’est pas en cassant
le thermomètre que l’on guérit la fièvre ! Le seul moyen pour sortir de cette impasse
est de proposer un traité de type confédéral, soumis par référendum à tous les pays
de l’UE. Ce traité :
- définirait les frontières de l’UE, proposant aux pays comme
- restituerait aux nations beaucoup des compétences transférées en douce à Bruxelles ;
- favoriserait les coopérations à géométrie variable type Airbus ;
- réformerait l’union économique et monétaire pour relancer la croissance et ouvrir la voie
à des vraies politiques industrielles et de recherche ;
- permettrait pour les pays membres qui le souhaitent une réelle indépendance vis-à-vis
de l’OTAN.
Il est plus que temps pour les dirigeants européens de s’engager dans cette voie frappée
au coin du bon sens et de la responsabilité.
Nicolas DUPONT-AIGNAN